Chaque année, des dizaines de scandales écologiques, sanitaires, politiques, financiers sont révélés par des journalistes grâce aux informations fournies par des lanceurs et des lanceuses d’alerte.
Or, la liberté d’informer traverse une phase critique : les conditions d’exercice du journalisme et de l’information se trouvent fragilisées par des dynamiques structurelles de concentration des médias, qui voient une part croissante de l’espace informationnel placée sous le contrôle de quelques grands groupes détenus par des milliardaires. À cela s’ajoutent les pressions exercées sur l’audiovisuel public, notamment à travers des coupes budgétaires, ainsi que le sous-financement chronique de nombreux médias indépendants. L’ensemble de ces évolutions produit des effets directs sur le pluralisme et l’indépendance éditoriale.
À ces fragilités structurelles s’ajoutent des attaques récurrentes contre les médias et les journalistes, qui prennent parfois la forme de procédures baillons, devenues un instrument de pression judiciaire particulièrement préoccupant. Celles-ci s’inscrivent dans une dynamique plus large d’intimidation et de dissuasion, visant à épuiser financièrement et psychologiquement celles et ceux qui exercent ou soutiennent le travail d’enquête et de révélation.
Dans ce contexte, la protection effective des lanceur·ses d’alerte demeure insuffisamment appliquée, en dépit des cadres juridiques existants. Nombre d’entre eux continuent d’être exposé·es à des représailles : licenciement, isolement ou dégradation des conditions de travail, ainsi qu’à des poursuites judiciaires engagées contre eux.
Ce phénomène, loin d’être marginal, s’impose désormais comme un enjeu démocratique majeur : il interroge directement la capacité d’une société à garantir un espace public où l’information peut être produite, vérifiée et diffusée librement, sans crainte de représailles.
C’est pour récompenser les enquêtes journalistiques rendues possibles par les révélations de lanceur·ses d’alerte que nous lançons, pour la troisième fois, le prix « Alerte à la Une ». Ainsi, nous cherchons à mettre un coup de projecteur sur ces enquêtes afin de défendre résolument la liberté d’informer et le droit d’alerter.
Vous êtes journaliste d’investigation et vous avez mené une enquête grâce aux révélations d’un.e ou plusieurs lanceur·ses d’alerte ?
Envoyez votre candidature jusqu’au 6 septembre 2026 à minuit.
Seules les candidatures complètes seront prises en compte.
👉 Envoyer votre candidature ici.RÈGLEMENT
Éligibilité
L’enquête doit avoir été menée grâce à des informations fournies par un·e ou plusieurs lanceur·ses d’alerte, anonymes ou non.
Elle doit avoir été publiée entre janvier 2024 et août 2026. La publication en français est préférable, mais non obligatoire.
Récompense
Ce prix est doté d’une enveloppe de 2 000 €.
Un·e seul·e lauréat·e sera sélectionné·e.
Remise des prix
La remise des prix se tiendra en novembre 2026 à Paris.
Avant d’envoyer votre candidature, veuillez consulter le règlement complet ci-dessus.
Règlement
La Maison des Lanceurs d’Alerte lance une nouvelle newsletter : Démocratie en Alerte !
